Article

« Dustur » de Marco: Santarelli Ecrire sur l'ouverture

Le cinéma italien de ces dernières années ne finit pas d'étonner par son propos, son écriture, ses thématiques et son esthétique visuelle. « Dustur » de Marco Santarelli est un bel exemple de cette tendance artistique.

Un moine catholique et un religieux musulman animent un atelier expérimental sur la constitution italienne dans une prison de Bologne. Une comparaison est faite avec les constitutions de certains pays arabes comme le Maroc, la Tunisie et l'Egypte.

Un débat s'engage permettant l'échange entre prisonniers. Samad, un détenu marocain, qui attend sa prochaine libération, assiste à cet atelier pour apprendre beaucoup de choses. Samad passe du trafic de drogue aux études juridiques grâce à ce processus.

Le film, par des sous entendus politiques, rappelle le combat de l'Italie contre le fascisme de Mussoleni. Manière de faire un parallèle, même risqué, avec le radicalisme islamique. « Dustur » travaille aussi sur l'idée de l'écoute, de l'échange, de l'ouverture, de la compréhension mutuelle, la confrontation des points de vue,  et de la possibilité d'une nouvelle vie (rêve suprême des détenus !). Dans une Europe menacée par la montée des extrémismes de droite, des films comme celui de Marco Santarelli sont nécessaires, car ils incitent à la réflexion.