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«Maintenant ils peuvent venir»: La décennie de la mort et de la folie

La dernière projection du 2e festival d'Annaba du cinéma méditerranéen a été pour « Maintenant ils peuvent venir » de l'algérien Salem Brahimi, mardi soir, en présence de l’équipe du film.

Le nombreux public se souviendra de la présence du grand cinéaste franco-grec Costa Gavras sur les planches du théâtre régional Azzedine Medjoubi d'Annaba. Said Ould Khelifa, commissaire du festival, a rappelé que Costa Gavras a donné à l'Algérie son premier Oscar du meilleur film étranger (1969) avec le long métrage « Z», co-produit avec la France.

«Maintenant ils peuvent venir», inspiré du roman éponyme de Arezki Mellal, relate l'histoire des algériens qui ont résisté, au péril de leur vie, au harcèlement moral et religieux des fondamentalistes durant les années 1990, la décennie noire.

Nourredine (Amazigh Kateb) est un fonctionnaire qui fait face à des événements successifs. Il se fait larguer par  son amie, repartie en France,  avant d’être contraint d’épouser son ami d'enfance Yasmina (Rachida Brakni) par sa mère malade (Farida Saboundji). Après la mort de sa mère, Noureddine retrouve ses habitudes de célibataire, ce qui pousse Yasmina à retourner chez son père qui la congédie à son tour après avoir adhéré à l’idéologie radicale d'un parti religieux. 

L'assassinat de son ami syndicaliste Salah (Mohamed Ali Allalou), un intellectuel de gauche, Nourredine se reprend presque par un instinct de survie. Il veille sur son épouse et ses deux enfants, change de domicile pour protéger sa famille. Parti pour installer des barreaudage dans son appartement situé dans une ville de la Mitidja, il tombe en panne en plein nuit accompagné de sa fille. Il cherche vainement des secours dans un village perdu lorsqu'il découvre qu'un massacre a été commis sur les lieux.

Le film a rappelé au public présent lors de la projection de mauvais souvenirs d'une époque sombre de l'histoire du pays.