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"L'Angleterre, pays invité en 2017"

«Cette année ça ira mieux. Nous avons acquis de l'expérience. Cela ne veut pas dire qu'on a réussi. Il y a beaucoup de choses à améliorer. On est ambitieux. On veut faire plus. L'année prochaine, on aura des surprises...», a fait savoir le commissaire Saïd Ould Khelifa.
Saïd Ould Khelifa commissaire du Festival international d'Annaba du film méditerranéen a animé un point de presse hier à la Cinémathèque algérienne pour donner le bilan de la seconde édition qui s'est tenue du 6 au 12 octobre dernier. C'est d'abord un homme serein et confiant quant à la tenue de la prochaine édition dont l'organisation devrait se mettre en place à temps cette fois pour assurer une meilleure l'année prochaine. Abordant point par point l'organigramme de son festival, M.Saïd Ould Khelifa évoquera la fréquentation du public qui a facilement pris en compte l'annonce d'instauration des tickets d'entrée dans les salles. «Le théâtre a trouvé son rythme et surtout son public cinéphile. Le deuxième point sur lequel il insistera est l'ouverture de la cinémathèque d'Annaba qui a été rénovée et marquée par l'introduction du DCP, tout en conservant bien sûr le 35 mm. Le 3e point dont il se félicitera est le cycle de formation lancé en partenariat avec la Fédération des cinéastes amateurs de Kelibia, en présence du cinéaste algérien Ahmed Zir notamment. Et de se réjouir encore de la naissance d'un ciné-club de cinéastes amateurs à Annaba. Aussi a-t-il fait savoir que le Festival d'amour de Mons prendra en charge trois jeunes dans le cadre de ses ateliers de formation. Pour l'édition 2017 du Fafm, une nouvelle section compétitive consacrera les cinéastes d'Annaba. Aussi, toutes les autres sections seront cette fois internationales dont la nouvelle, qui sera consacrée au film d'animation. Abordant les lenteurs administratives, le commissaire du Festival international d'Annaba du film méditerranéen dira qu'il y ait justement «une aide locale et pas nécessairement financière, ne serait-ce que logistique afin de nous soulager de quelques obstacles. Des formations seront lancées aussi pour chaque poste que comprend le festival, de l'attachée de presse au technicien de DCP. On a fait en dix mois deux festivals. Ce n'était pas un défi, mais un devoir. Malgré tout, nous l'avons fait. Le festival a accueilli de très bons films. Par respect au public et aux critiques, mon but était de présenter le meilleur de ce qui se fait en cinéma dans la Méditerranée.» Et de dénoncer certaines tentatives de «chantage» de la part de certains réalisateurs qui demandaient à ce qu'on les paye et au regard du refus du commissariat d'obtempérer, ils ont retiré leur film M. Saïd Ould Khelifa n'omettra pas de souligner le manque de professionnalisme également de certains qui se désistent à la dernière minute alors qu'ils sont invités à venir accompagner leur film. «C'est plus facile d'avoir des films que les gens qui les accompagnent. Mais les stars ce sont les faiseurs de films. Les autres ne sont pas obligés de venir...». M.Saïd Ould Khelifa reconnaîtra en sus le fait d'avoir reçu le budget un peu tard, c'est ce qui a conduit à certaines perturbations durant le festival.
«Cette année ça ira mieux. Nous avons de plus acquis de l'expérience. Cela ne veut pas dire qu'on a réussi. Il y a beaucoup de choses à améliorer. On est ambitieux. On veut faire plus. L'année prochaine, on aura des surprises. Le pays invité d'honneur l'année prochaine sera l'Angleterre. Je souhaiterai qu'il y ait l'année prochaine parmi les gens actifs au sein du festival 60% des personnes en provenance de Annaba, des gens qui soient passionnés de culture et surtout de cinéma.» A propos des JCC, M.Saïd Ould Khelifa avouera qu'un partenariat devait se faire avec la Tunisie en hommage à Tahar Chriaâ mais «ce n'est que partie remise. Le partenariat avec le Maghreb est essentiel car nous avons la même approche». A propos de certains professionnels du cinéma qui ont révélé leur mécontentent sur le réseau social Facebook, M.Ould Khelifa fera savoir: «Le festival se fait dans la presse, par e-mail, mais pas sur Facebook. Ça me pose un problème d'éthique. C'est dommage pour le cinéma. Je n'ai pas grandi sur Facebook. Un journaliste doit aussi avoir les deux sons de cloche sans prendre parti. Le seul parti pris c'est le cinéma...», a-t-il conclu.

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