Histoire d’une lumière.. éblouissante

Histoire d’une lumière.. éblouissante

Lorsque nous regardons un film, nous sentons que nous sommes confrontés à une idée excitante qui ressemble à une toile où tous les arts se croisent, la lumière, les couleurs, la musique, le théâtre, la chorégraphie, la poésie, la narration, le chant, la sagesse et le discours qui n’a pas de sens… Un condensé de l’humain et de la vie.

Comme si nous avions réuni dans un laboratoire chimique une chanson de Sinatra, une toile de Van Gogh, une symphonie de Chopin, une pièce théâtrale de Brecht, un poème de Tagore, une sagesse de Chirazi, un roman de Marquez et une danse de Mangala. De tout ce mélange magique n’émergera, bien sûr, rien de moins qu’un film de Coppola ou de Scorsese. Stanley Kubrick disait : «L’écran est un support magique. Il a tellement de force qu’il peut retenir l’attention en transmettant des émotions et des humeurs telles qu’aucune autre forme d’art ne puisse lutter» .

Voilà pourquoi le cinéma reste la plus belle forme d'art inventée par le génie de l’homme…Ainsi, l’Humanité sera reconnaissante à Ibn al-Haytham pour ses travaux sur la lumière, à Edison pour son invention de l’électricité et aux frères Lumière d’avoir émerveillé le monde par le leur premier film. Avant que le cinéma ne contrôle les esprits, les fascine et ne les rende otages de la lumière et de l’éblouissement, d’une part, ils rient, ils maugréent ou ils pleurent, d’autre part ils sont envahis par la tristesse lors d’une fin tragique ou bien ils plongent dans une fin dont le mystère reste entier. Tel est le cinéma qui offre de nombreuses formes de transmission de l’image aux gens : télévision et vidéo, CD-ROM et appareils de stockage numériques malgré cela, il continue à susciter l’intérêt auprès des gens qui attendent les nouveaux films comme s’ils attendaient un nouveau-né. Pour la joie que procure le cinéma, des festivals sont organisés, des étoiles sont célébrées. Elles donnent leurs noms à des rues et des places. Atteignant ainsi leur apogée grâce à leur très grande popularité.

C’est ça la magie du cinéma. En Algérie, nous ne sommes pas en reste par rapport à d’autres pays. Certains des premiers films des Frères Lumière ont été tournés dans notre pays. Les premières salles ont été ouvertes dans nombres de villes algériennes.

Les Algériens n’ont pas attendu longtemps pour voir leur premier film du regretté Tahar Hennache en 1952…pour que brille le cinéma de la Révolution, ensuite le cinéma de l’Indépendance, consacré d’une Palme d’Or, en 1975, pour le chef-d’œuvre du célèbre réalisateur Mohamed Lakhdar-Hamina, «Chronique des années de braise » .

Et voici le Festival méditerranéen d’Annaba qui prolonge la projection de nouvelles expériences cinématographiques, en ouvrant les portes d’Hippone au monde de l’observation, de la surprise et de la créativité.

Annaba nous a toujours habitués pour son amour du cinéma et sa célébration des créateurs du 7ème art, venant de capitales proches ou lointaines.

Qu’Annaba soit, une fois encore, la capitale de la fête et de la lumière grâce auxquelles SaintAugustin recouvre la ville rêveuse.

Ses enfants proclamant sur le Cours de la Révolution, de l’antique Cité, le début d’un printemps parfumé de lumières auxquelles ne ressemblent pas les lueurs des lampes blafardes. Lumières de clap de fin…C’est le commencement!

Azzedine MIHOUBI, Ministre de la Culture